Découvrez ou redécouvrez la Citroën VISA

La Citroën Visa a été conçue dans les années 1970, pour servir de réponses à ses rivales Renault 5 et Peugeot 104. C’est une petite berline moderne au dessus des gammes 2cv et Dyane. Elle serait le relais de l’Ami 8. Sa naissance a été chaotique puisqu’en ce temps, Citroën est à court de trésorerie pour ne pas dire au bord de la faillite.

Si la marque a prévu de se rallier avec Fiat pour créer un nouveau véhicule sur la base de Fiat 127, les ingénieurs de Citroën ont préféré retravailler sur la plateforme de la Peugeot 104. Si la grande partie de cette voiture est inspirée de la Peugeot 104, elle voulait arborer une apparence innovante. Entendre par innovation de la Visa, la réalisation d’un pare choc bouclier, qui intègre la calandre, une révolution en son temps.

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Les modèles de Citroën Visa

La Visa Spécial fut le modèle d’accès de la gamme et permettra aux foyer modestes d’accéder à une voiture correcte (aider par la démocratisation du prêt voiture). Embarquant un bicylindre, la marque a préféré se passer d’enjoliveurs chromés, retrouvés pourtant sur une Dyane moins chère. C’est le modèle Club qui a eu le privilège d’arborer d’enjoliveurs chromés. Ajouter à cela le pare choc arrière où s’encastrent les feux de recul qui sont directement exposés aux chocs.

La version Super reçoit un 4 cylindre issu de la Peugeot 104 en plus des protections latérales pratiques. L’intérieur de la Citroën Visa n’a pas été lésiné pour adopter des couleurs criardes, une sellerie originale digne des seventies et le satellite.

Un style unique

Les premières années de la Citroën Visa sont marquées par son physique particulier et un revirement total des publicités chez la marque, pour côtoyer de près la banalité à l’extrême. Les premiers mois de commercialisation sont un échec. Chez Citroën, on a mis l’Ami 8 à la retraite et on continue de vendre l’intemporelle 2cv.

Heuliez vient à la rescousse, qui a déjà travaillé avec la marque pour la conception de l’Ami 6 Break. L’année 1981 est marquée par la peau neuve enfilée par la Visa. À l’avant, le pare choc bouclier avec calandre intégrée est jeté aux oubliettes pour la diviser en calandre à lames et en pare choc.

Les feux de recul disent adieu au pare choc pour se joindre à la grande famille des nouveaux blocs redessinés. Ces modifications relooke complètement la Visa et fait d’elle l’objet de toutes les convoitises. Le regard du public est totalement hypnotisé pour permettre à la marque de doubler sa production rapidement.

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Les premières versions sportives

La Visa a décidé de se dévergonder dans les années 1980 à l’apparition des Renault 5 Turbo, Peugeot 205 GTI, VW Golf GTI… Ainsi, la Visa opte pour une déclinaison sportive, la Visa Chrono. À part sa décoration spécifique, l’auto accueille une motorisation 1360 cm3 issue de la Peugeot 104 ZS2 qui génère 93 ch. 1 000 exemplaires ont été créés de cette Visa sportive.

Cette série limitée est rapidement liquidée si bien que la marque Citroën Visa fabrique 1 500 exemplaires de plus en 1983. Cette nouvelle série cache sous son capot un moteur de 1434 cm3 de 143 ch. Toujours en 1983 apparaît la Visa GT, une version allégée de la Chrono.

La même année, Citroën dévoile un cabriolet : la découvrable. En mars 1984 apparaît la Visa Diesel dotée d’un moteur de 60 ch. L’année suivante, Citroën veut peaufiner son image sportive et lance la Visa GTI et veut concurrencer la 205 GTI ou la Golf GTI. Elle n’est pas à la hauteur et accuse un déficit de puissance et de modernité. En 1986, avec le lancement de la AX, la Visa n’a plus son lieu d’être dans les catalogues.